Peut on bénéficier d’un arrêt de travail ?

Un arrêt de travail en cas de dépression peut être prescrit par le médecin, surtout en début de traitement. Il peut y avoir trois raisons à cela, qui relèvent soit de la maladie, soit de son traitement, soit du travail lui-même :
• la dépression, en raison de ses symptômes, peut rendre temporairement impossible la poursuite d’une activité professionnelle. En effet, elle peut diminuer de manière importante l’initiative, la concentration, la mémoire et, surtout, modifier profondément les relations avec les autres personnes ;

• le médecin, dans certains cas, peut choisir de prescrire un médicament calmant. De ce fait, surtout en début de traitement, la poursuite d’une activité professionnelle peut être difficile et la conduite automobile peut s’avérer dangereuse ;

• le travail lui-même peut parfois avoir une influence néfaste sur la dépression (par exemple dans le cas d’un harcèlement ou d’activités particulièrement stressantes). Il n’est cependant pas toujours possible de prendre de la distance avec son travail, même si celui-ci est identifié comme un facteur déstabilisant. Dans ce cas, il faudra demander à rencontrer rapidement le médecin du travail afin de préparer au mieux le retour à la vie professionnelle.

Toutefois, et dans la plupart des cas, l’arrêt de travail ne sera pas poursuivi très longtemps. L’activité et les liens professionnels sont un élément d’équilibre et de construction de l’identité, un facteur de socialisation essentiel et un moteur de confiance en soi. Le travail peut en cela favoriser la guérison.

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Qu’est-ce que le temps partiel thérapeutique ?

Une reprise du travail avant la guérison totale de l’épisode dépressif est le plus souvent considérée comme pouvant favoriser la guérison. Toutefois, la persistance de manifestations de la maladie (fatigue, difficultés de concentration…) peut indiquer que la personne ne peut être à son plein rendement et qu’une surcharge de travail risque de précipiter la réapparition des symptômes.

Dans ce cas, il est parfois possible de travailler à temps partiel en percevant tout ou partie de ses indemnités journalières [1]. Un temps partiel thérapeutique (on parle habituellement de « mi-temps thérapeutique ») nécessite l’avis de trois médecins (le médecin traitant, le médecin conseil de l’Assurance maladie, le médecin du travail) et l’accord de l’employeur. Pour être accordé, il doit s’intégrer dans un projet de soin précis conduisant à terme à une reprise du précédent emploi à temps complet.

[1] Sommes versées par l’Assurance maladie en cas d’arrêt de travail, auxquelles peut s’ajouter un complément de salaire par l’employeur ; ce complément varie en fonction du statut de l’employé et de la collection collective de sa branche de travail.