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Témoignage

Thierry,
ingénieur en recherche d’emploi, 57 ans

« Le conseil que je donnerais, c’est surtout garder ses amis à ce moment-là, garder ses centres d’intérêt personnel, un domaine à soi. »

Glossaire

Liens sociaux : à entretenir autant que possible

Le manque de soutien social (famille, amis, confidents, collègues…) a des effets négatifs sur la dépression. Préserver son réseau relationnel est donc essentiel lorsqu’on souffre d’un état dépressif.
Ce n’est pas forcément simple à mettre en œuvre, pour plusieurs raisons :

• d’abord parce que la dépression apparaît parfois à la suite d’une séparation, d’un deuil, d’un licenciement, d’un déménagement… ; l’environnement social de la personne se trouve alors fragilisé ;

• ensuite parce que la dépression incite davantage à se replier sur soi qu’à aller vers les autres. Le ralentissement intellectuel et moteur provoqué par la maladie donne l’impression que le monde environnant est devenu trop complexe, qu’on ne parviendra plus à s’y adapter ;

• enfin parce que la dépression dégrade l’estime de soi : on se considère comme « indigne » ou « incapable » d’avoir des relations satisfaisantes pour soi et pour autrui.

Il est donc essentiel de profiter des périodes de rémission de la maladie (périodes de répit pendant lesquelles on se sent mieux) pour entretenir ou développer son réseau de relations : voir ses amis, sa famille, ses collègues, participer à des activités collectives (clubs, activités caritatives, culturelles, sportives, artistiques…).

Au-delà de ces relations importantes et stables, les « micro-échanges » (les quelques paroles et sourires quotidiens que l’on échange avec ses voisins, les commerçants de son quartier, le chauffeur de bus, le personnel d’entretien de l’immeuble ou de l’entreprise…) permettent également de se sentir mieux, plus à l’aise et moins isolé dans son environnement. Dans les moments difficiles, ces multiples petits soutiens sont d’une grande valeur.

Dans les moments de crise, la souffrance peut être telle qu’on n’est plus capable d’aller vers les autres, et que les autres ne sont plus capables d’accueillir notre douleur. Mais, même dans ces moments-là, il est toujours possible (et nécessaire) de maintenir un lien social, que ce soit avec des professionnels de santé dont c’est le métier (médecins, psychologues…), ou avec les membres d’un groupe de parole ou d’échange.

De nombreuses associations proposent des groupes de ce type, dans lesquels écoute, soutien et partage sont toujours une réalité. Certaines associations proposent également des séances d’information et de soutien relationnel animées par des professionnels (psychiatres, psychologues…) autour de thèmes spécifiques.

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