info-depression.fr

 
 

Témoignage

Glossaire

 

Anxiolytiques

Couramment appelés « tranquillisants », ces médicaments soulagent rapidement l’angoisse. Mais ils ne soignent pas la dépression et ne doivent pas être pris pendant plus de quelques semaines (au-delà, le risque de dépendance est réel).

Effets indésirables

Effets secondaires désagréables que peuvent avoir les médicaments.

Neuromédiateurs

Substances fabriquées en permanence par le cerveau qui servent à la transmission d’information entre les neurones. Les neuromédiateurs affectés par la dépression sont la noradrénaline, la dopamine et la sérotonine.

Alcool et aux autres substances addictives : de faux amis

La souffrance morale ressentie en cas de dépression peut favoriser la consommation d’alcool. Sur l’instant, l’alcool peut en effet donner l’impression de soulager, de mettre une distance entre soi et ses problèmes, d’avoir un effet tranquillisant ou apaisant.

Mais ces effets immédiats sont un piège : l’impression d’amélioration se dissipe rapidement, l’alcool a en fait des effets dépresseurs (diminution des fonctions cérébrales, fatigue, difficultés de concentration, tristesse) qui sont liés à ses interférences avec le fonctionnement de plusieurs neuromédiateurs. Il entraîne en fait une aggravation de la dépression.

La consommation d’alcool pose également problème quand on prend un traitement médicamenteux (antidépresseurs, anxiolytiques…). En effet, l’alcool interfère avec les effets des médicaments, augmente leurs effets indésirables et diminue leur efficacité thérapeutique. Il est donc préférable d’éviter d’en boire si l’on prend des médicaments.

Dans les autres cas, mieux vaut en consommer dans la limite des seuils définis par les experts internationaux : 3 verres par jour pour les hommes, 2 verres par jour pour les femmes. Au-delà, on prend des risques pour sa santé.

La dépression peut également être propice à une augmentation de la consommation d’autres substances addictives (médicaments anxiolytiques, tabac, cannabis, cocaïne, amphétamines…). Comme l’alcool, ces substances sont rapidement toxiques. Elles ont directement ou indirectement des effets dépresseurs. Il est recommandé de limiter (dans le cas des médicaments anxiolytiques) ou de supprimer (dans tous les autres cas) leur consommation.

Haut de page

Alcool : de l’usage simple à la dépendance

En matière de consommation d’alcool, on distingue l’usage simple, l’usage nocif et la dépendance.

• Usage simple : consommation n’entraînant pas de complications pour la santé, ni de troubles du comportement ayant des conséquences nocives pour soi ou autrui.

• Usage nocif (ou « abus ») : consommation répétée entraînant des dommages physiques ou psychologiques pour la personne ou son entourage. On parle d’usage nocif lorsqu’on peut par exemple constater : l’incapacité à se passer d’alcool pendant plusieurs jours ; des difficultés pour effectuer des obligations de la vie quotidienne ; l’aggravation de problèmes personnels ou familiaux…

• Dépendance : la personne ne peut plus se passer de consommer sous peine de souffrances physiques et/ou psychiques.

Le glissement de l’usage simple à l’usage nocif peut se faire de manière invisible. La personne se trouve alors dans une phase intermédiaire, l’usage à risque. Au cours de cette phase, il n’y a pas encore de dommages apparents, mais une intervention précoce est souhaitable. Ces questions peuvent être abordées avec un professionnel de santé, qui est là pour en parler avec vous si vous le souhaitez. Ce sera l’occasion de faire le point sur votre consommation et d’envisager ensemble des solutions pour la diminuer.